Festival Théâtre Communauté des Noirs : l’événement d’exception du Mois de l’histoire des Noirs au Québec
Par Walner Olivier
Sous le signe du Mois de l’histoire des Noirs, la scène culturelle montréalaise s’est enrichie de belle façon lors de la 8e édition du Festival Théâtre Communauté...
Un premier point de tension concerne le refus de la FIFA de valider le maillot officiel haïtien au motif qu’il contient une référence à Vertières, perçue comme un symbole politique. Cet argument apparaît contestable dans une perspective comparative.
« Les boulettes, on en mange dans le monde entier, rappelle Sœur Angèle. Ça peut bien nourrir, pour pas cher, et on n’a pas besoin d’une brigade culinaire pour préparer ça : tout le monde, même un enfant, peut rouler des boulettes ! assure-t-elle de la voix énergique qu’on lui connaît bien.
Stéphanie Dalzon: « Mes influences viennent à la fois de mes racines haïtiennes, des artistes haïtiens qui m’ont précédée, mais aussi de maîtres comme Frida Kahlo ou Jean-Michel Basquiat, qui ont osé transformer leurs douleurs et leurs luttes en un langage pictural universel. Chose certaine, ma famille et mes expériences de vie ont aussi façonné mon regard. »
L'exposition a attiré de nombreux visiteurs. Parmi ceux-ci, la ministre de la Santé du Canada et députée de Papineau, Marjorie Michel, qui a salué l'initiative et invité les organisateurs à reproduire l'événement dans sa circonscription.
« Ce balado se veut un carrefour de tous les imaginaires francophones », indique Marc Sony Ricot, très élogieux à l’égard de sa toute dernière invitée.
Sarita Pierre et son équipe comptent faire de leur mieux en vue d’attirer les amateurs d’œuvres littéraires et poétiques, issus particulièrement de la communauté immigrante de Trois-Rivières. « Nos rencontres seront des moments privilégiés de partage, de convivialité et de réseautage, précise Mme Pierre. Nous allons encourager la production littéraire et organiser des groupes de discussion sur des ouvrages contemporains francophones. »
Marc-Alain Félix est un artiste en arts visuels d’origine haïtienne résidant à Montréal. Il a complété ses études universitaires en intervention psychosociale et en intervention auprès des jeunes à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et à l’Université de Montréal (UdeM). En 2018, il a participé à une exposition collective à New York dans l’arrondissement de Brooklyn. Deux ans plus tard, il est sélectionné par la Fondation Dynastie et l’organisation Nerver Was Average pour participer à la création d’une fresque géante, La vie des Noirs compte, au centre-ville de Montréal.
Un premier point de tension concerne le refus de la FIFA de valider le maillot officiel haïtien au motif qu’il contient une référence à Vertières, perçue comme un symbole politique. Cet argument apparaît contestable dans une perspective comparative.
À côté des festivités, c’était aussi un moment de réflexion sur la situation socio politique actuelle d’Haïti et sur la construction de l’identité de la diaspora haïtienne à Trois-Rivières. « SI L’ON VEUT TRANSMETTRE NOTRE HISTOIRE, NOTRE CULTURE ET NOS VALEURS À NOS ENFANTS EN ÉTANT LOIN DE NOTRE TERRE D’ORIGINE, IL NOUS FAUT DES OPÉRATEURS DE TRANSMISSION GÉNÉRATIONNELLE », a dit le Dr Jean Fils Aimé, le conférencier du jour.
Arrivée au Canada à 17 ans, séjour en Europe, retour au Canada à l’aube de la quarantaine, avec deux enfants. « C’est la politique qui s’est présentée à moi », rappelle avec simplicité notre interlocutrice, qui se décrit comme une rassembleuse aimant beaucoup les gens. « Et pour moi, ce fut un cadeau de la vie ! »