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    MALICIOUZ, habitée par la peinture 

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    La peinture habite MALICIOUZ depuis l’enfance. Petite, déjà, elle bricolait des mondes, rêvait les couleurs, cherchait dans les formes une manière de dire ce qui ne s’exprime pas toujours avec des mots. 

    Par Claude Gilles

    Avant même de devenir artiste, elle vivait dans la création. Muraliste et graffeuse, elle entre dans le paysage artistique montréalais en 2005 avec ses créations sur vêtements réalisées à l’aérographe (airbrush). Par ce travail naît ce qui transparaît aujourd’hui dans toute son œuvre : une liberté du geste, un dialogue entre la rue, la mode et l’émotion.

    De 2010 à 2014, elle poursuit des études en Arts plastiques et médiatiques au Cégep Marie-Victorin, où sa démarche prend davantage forme. Mais, chez Maliciouz, la peinture reste avant tout une manière d’être au monde. Ses œuvres avancent comme des fragments de vie : des couleurs qui respirent, des matières qui vibrent, des silhouettes traversées par la mémoire, le mouvement et l’identité.

    Maliciouz crée un ensemble de peintures, de couleurs et de présences. « Je crée la nuit, je suis plus inspirée. Je m’inspire souvent d’une photo, d’une cause, d’une histoire ou d’une sensibilité. Ma propre identité aussi. Je suis une femme noire, j’ai grandi à Saint-Michel, tout cela m’inspire, me donne de l’élan », déclare l’artiste montréalaise à COM1, publication de Com C’est Nous.

    Son œuvre a été exposée à Montréal, en Afrique et dans plusieurs événements artistiques marquants. Au fil des années, Maliciouz a également reçu de nombreuses distinctions qui témoignent de la place qu’elle occupe dans le milieu des arts visuels. Parmi celles-ci figurent le prix d’Artiste en arts visuels de l’année au Gala Dynastie, le premier prix du public du concours Bacs à fleurs, Mtl en Arts, ainsi qu’une victoire au concours Art Battle, Mtl en Arts. En 2014, à Gatineau, elle remporte aussi le deuxième prix dans la catégorie avancée du concours annuel de graffiti, en plus du Prix Coup de cœur de la STO[1].

    Entre le graffiti, le portrait et l’abstraction, Maliciouz construit un langage visuel libre, enraciné dans la ville, la culture et les expériences qui l’ont façonnée. 

    [1] STO : Société de transport de l’Outaouais

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