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    Annaëlle Cador ou une jeune écrivaine de la fluidité

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    Je veux juste vivre de Hermine-Annaëlle Cador, publié récemment chez les éditions Persée, est un roman à la fois percutant et inspirant.  Ce roman est une invitation à la compassion, à l’écoute et à la solidarité. À travers une écriture sincère et engagée, la romancière rappelle que la lumière peut surgir des ténèbres et que la volonté de vivre et d’aimer peut triompher de toutes les épreuves.

    Par Donald Dorléant                                 

    Hermine-Annaëlle Cador, 16 ans, est originaire d’Haïti (née le 11 juillet 2007 à Pétion-ville). Depuis son plus jeune âge, elle s’intéresse à la lecture et à l’écriture. Une passion qui se développe lorsqu’elle écrit des poèmes et des acrostiches sur ce qui l’entoure. Elle y prend goût, mais délaisse un peu l’écriture pendant un certain temps pour se consacrer à la lecture de nombreux romans. Des histoires dont elle s’inspire pour ses futurs textes. Cette pause a été de courte durée et l’écriture l’a rattrapée avec la publication de son premier roman Je veux juste vivre.

    Le roman Je veux juste vivre se déroule à une époque assez actuelle. Et l’endroit exact n’est pas précisé. L’autrice fait référence à une grande ville sans en citer de nom. L’intrigue est assez intéressante. Le roman décrit une situation tragique, mais porteuse d’espoir mettant en scène deux protagonistes cherchant chacun un vide, mais se retrouvant avec leur passion commune pour la musique. Le personnage féminin, Lydia est atteinte d’une maladie cardiaque et est orpheline, ce qui la rend difficile et incomprise. Samuel, personnage masculin, est en deuil et en manque d’inspiration. Chacun verra en l’autre une lumière ou naîtra un amour profond : « Elle le prit par le col et plaqua ses lèvres contre les siennes. C’est à ce moment que le jeune avait rêvé depuis longtemps » (Cador 2024 : 115).

    Le livre suit une perspective chronologique pour permettre au lecteur de faire une réelle immersion sur la ligne du temps des personnages. Les sujets traités dans ce roman sont profonds et montrent sous un autre angle les adversités de la vie: « Allô, Samuel? La voix de Bethany. Il s’attendait un peu à ce qu’elle allait dire. Le cœur de Lydia s’était sûrement arrêté. -Oui? Bethany. -Elle s’est réveillée » (Cador 2024 : 189).  Ce roman rappelle plusieurs fois le titre indirectement, et est d’une plume légère. En effet, l’autrice écrit avec légèreté et fluidité, ce qui rend Je veux juste vivre complet sans pour autant être lourd. Elle véhicule des messages forts tout en les faisant passer plus facilement avec une pointe d’humour.

    Ce roman captive par sa justesse émotionnelle et sa narration en invitant le lecteur à une réflexion sur la fragilité de l’existence et la force de l’amour. Je veux juste vivre est une histoire mouvementée, ponctuée de défis et d’obstacles, mais aussi porteuse d’espoir. Ce roman mérite d’être lu pour son message d’espoir et sa célébration de la vie, malgré les épreuves.

    Hermine-Annaëlle, Je veux juste vivre, Les Éditions Persée, 2024.

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