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    CAN GATO, au-delà du soccer

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    Avec le soccer dans le sang, un groupe de personnes racisées pour la plupart s’impliquent dans un beau mariage sport et communauté. Retour sur un tournoi sportif qui mobilise des milliers d’admirateurs du ballon rond depuis deux ans à Gatineau. 

    Dans un cadre enchanteur à la quatrième ville en importance au Québec, la Coupe d’Afrique des Nations Gatineau-Ottawa (CAN GATO), remportée par le Cameroun*, a encore fructifié l’été 2023. « Quelle aventure extraordinaire qu’on a vécue grâce à votre incroyable soutien, l’émotion, la chaleur, la joie que vous avez apportés durant cet évènement incommensurable! ». Ces mots de gratitude de Hugues Cédric Bailly Abledji, président de l’Association sportive pour l’engagement communautaire et la diversité (ASECD), résonnaient, samedi 9 septembre 2023, à l’amphithéâtre de l’Université du Québec en Outaouais, lors d’une cérémonie de remise des prix.

    En présence notamment du directeur général de Soccer Outaouais, Richard Gravel, plusieurs joueurs – et bénévoles – ont été récompensés en effet pour leur accomplissement et leur exploit pendant la compétition. La plupart, dont le meilleur buteur Frank Zadi (huit buts) et le meilleur attaquant Loïc Kwemi, font partie de l’équipe championne. Le trophée a été accompagné d’un chèque de trois mille dollars offerts par le Mouvement Desjardins. 

    La fraternité, l’inclusion et la diversité au rendez-vous 

    Au complexe sportif du Mont-Bleu, théâtre d’une folle ambiance footballistique au cours de la grande finale en particulier, semble s’implanter quelque chose de plus important que le simple moment de loisir. À surtout été créé un espace de rassemblement communautaire et de raffermissement de liens entre les personnes issues de l’immigration et d’origine africaine en majorité. « C’est l’Afrique qui gagne. C’est la communauté qui gagne », se réjouit Omer Onguene, originaire du Cameroun (Afrique centrale). 

    « Il faut être en contact avec les gens de sa communauté », relate Hans-Petrus Tiendrebeogo, 22 ans, qui a assisté à cette finale avec « un sentiment de joie et de bonheur ». Originaire du Burkina Faso et arrivé au Canada en 2021, ce jeune supporteur ne pouvait pas s’empêcher de revivre son enfance au pays natal où les enfants et le soccer entretiennent une vraie relation d’amour. 

    Valorisant l’inclusion et la diversité, l’ASECD s’est assuré de s’ouvrir aussi aux gens n’ayant pas forcément le même parcours historique ou la même trajectoire culturelle. Ainsi, en plus des joueurs et des supporteurs d’origine africaine, d’autres ont pu représenter la France, le Maroc et Haïti – sans oublier l’équipe dite « Reste du Monde », composée de joueurs représentant le Canada et autres pays – à ce tournoi prometteur et inspirant. C’est toujours intéressant de constater comment le soccer peut servir d’outil capable de favoriser le dialogue interculturel, d’établir et de maintenir la cohésion et la paix sociale. 

    Face à l’engouement manifesté pour le CAN GATO qui draine de plus en plus de tifosi, les responsables de l’ASECD prévoient le délocaliser en 2024 vers un plus grand centre sportif. « On y travaille », lâche le directeur général, Kevin Levry, en présence de ses collègues Hugues Cédric Bailly Abledjil et Fred Joël Fifatin, respectivement président et vice-président.  * La majorité des équipes porte le nom du pays dont les joueurs sont originaires.

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