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    Regard sur les femmes dans les sphères décisionnelles

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    Les femmes dans les sphères décisionnelles : redéfinir les horizons de la société constitue le thème d’un déjeuner-causerie, organisé en marge de laJournée internationale des droits des femmes, qui s’est tenu à l’initiative de La Gouvernance au Féminin. 

    Lors de l’événement, le 12 mars 2023 à l’hôtel Ritz-Carlton de Montréal, les panélistes, Dominique Anglade, France Margaret Bélanger et Fady Dagher ont pu faire le point sur certains enjeux relatifs à l’implication de la gent féminine dans la hiérarchie sociale, économique et politique au Québec.

    D’entrée de jeu, Caroline Codsi, présidente fondatrice de La Gouvernance au Féminin (LGAF), qui faisait office de modératrice, est entrée dans le vif du sujet. « Le racisme et la misogynie, ont-ils une quelconque place dans la politique », a-t-elle demandé à Dominique Anglade. Les défis sont plutôt énormes pour une femme qui veut se faire une place dans le monde politique, a vite répondu l’ancienne cheffe du Parti libéral du Québec (PLQ). « Être femme, une femme noire, issue de l’immigration et de la minorité visible, est un défi supplémentaire », a-t-elle indiqué.

    Madame Anglade, aujourd’hui professeure associée et coleader à la Direction de la transition durable de HEC Montréal, croit fermement qu’avoir plus de femmes dans les sphères décisionnelles serait bénéfique pour notre société. Toutefois, elle a aussi plaidé en faveur d’une société où les hommes et les femmes sont impliqués dans les affaires de la cité. « Nous ne voulons pas non plus voir des femmes qui font valoir leur droit et des hommes qui se mettent en retrait. C’est ensemble que nous pouvons bâtir ce monde plus équitable, dynamique et résilient. », a-t-elle renchéri.

    Cette valeur fondamentale de la société québécoise prend forme de plus en plus dans le secteur socioculturel. La présidente sports et divertissement, France Margaret Belanger, est la première femme à siéger au comité exécutif des Canadiens de Montréal. Un exploit quand on sait que, depuis plus de 100 ans d’histoire, jamais une femme n’a occupé un poste à un niveau hiérarchique si important au sein de cette franchise de hockey. Pour y parvenir, elle dit avoir fait preuve de patience et de persévérance. Grâce à son talent et son travail, elle a gravi des échelons, notamment au niveau de la direction commerciale du Club, et gagné la confiance des hauts dignitaires.

    « Parfois, il nous faut juste un point d’appui pour pouvoir montrer ce dont nous sommes capables », a chuchoté une jeune fille dans la vingtaine assise sur une table à côté. Comme si madame Belanger l’avait entendue du haut de la tribune, elle a avancé : « Cela nous prend au départ quelqu’un qui nous ouvre la porte. Ça nous prend aussi des alliés, des sponsors et des gens qui vont nous mettre de l’avant ».

    Il y a un grand besoin de redéfinir les horizons de la société en matière d’implication des femmes dans les sphères de décisions. Le directeur du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), Fady Dagher, en est conscient. Il en fait une de ses armes de combat au sein de la Police. « Le SPVM compte aujourd’hui plus de 35 % de représentativité féminine grâce à la culture inclusive qui y a été instaurée. C’est énorme », dit-il avant d’ajouter : « Le travail maintenant est de savoir où sont ces 35 % dans la hiérarchie de l’institution. Dans quels corps de métiers cette importante représentative féminine se trouve-t-elle? ». Avec son équipe, il travaille pour que les femmes soient davantage placées dans des endroits stratégiques au sein du SPVM.

    Le public select qui a participé à ce déjeuner-causerie est sans nul doute sorti satisfait de ce moment d’échanges et de réseautage.  Les discussions ont été très animées, mais le temps d’échanges a été trop court. Ce qui en a laissé certains sur leur soif. La direction de La Gouvernance au Féminin donne déjà rendez-vous au grand public à son traditionnel gala de reconnaissance, cette année le 28 mai 2024 à Toronto, et le 19 septembre 2024 à Montréal.

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