Par Jean-Bart Souka
Les clubs d’âge d’or sont des phénix, ils renaissent toujours de leurs cendres. C’est justement sous les cendres longtemps refroidies d’un organisme presque homonyme que le Club des aînés haïtiens de Montréal-Nord a été porté sur les fonts baptismaux, à l’occasion de la récente fête des Mères.
« Nous ne saurions pas laisser davantage les personnes aînées d’origine haïtienne dans l’isolement, surtout après tant de mois d’isolement forcé par la COVID-19. Nous profitons de la traditionnelle fête des Mères pour renouer le lien social et lancer officiellement le Club des aînés haïtiens de Montréal-Nord », a fait savoir le président de l’organisme, Maxime Toussaint, en entrevue à COM1.
Pour l’occasion, une vingtaine de femmes, membres du club et représentants de plusieurs paliers gouvernementaux s’attablaient au nouveau pavillon lié au parc Henri-Bourassa. « Que cette journée vous comble d’amour et de bonheur », a souhaité la conseillère de ville, Chantal Rossi, aux mères et grand-mères adhérentes à l’organisme sans but lucratif. Y prendrait aussi part Philippe Thermidor, conseiller municipal.
M. Toussaint se dit heureux de recevoir du financement, « si petit qu’il soit », du gouvernement fédéral, à travers le Programme Nouveaux Horizons pour les Aînés. « L’isolement social chez les aînés devient aujourd’hui un réel enjeu de santé publique », a soutenu le sexagénaire à la retraite et bénévole s’engageant activement aux actions humanitaires du Centre communautaire multiethnique de Montréal-Nord.
Le club a pour mission de briser l’isolement chez les aînés par le biais d’activités enrichissantes et spécifiques à leur ancrage haïtienne. « Le bien-être collectif » est son leitmotiv.


